Je n’avais pas spécialement prévu de vous le présenter, mais voilà, en tant que storyteller, il ne pouvait en être autrement.

Nous le savons, une histoire commence avec un héros partant vaillamment dans l’aventure qui l’attend. Pourtant, il ne sait pas encore que de nombreux personnages vont jalonner sa route. Certains d’entre eux vont être des aides précieuses pour avancer. D’autres en revanche, constitueront ses premiers obstacles. Il y en a un qui cependant, est essentiel et celui-ci s’invite toujours dans l’histoire. Son absence saurait être remarquée et le héros, lui, ne serait pas confronté à ses propres démons, à sa volonté d’atteindre son objectif et à vouloir plus que tout, gagner sa bataille.

Celui dont je parle et dont j’ose prononcer le nom est l’antagoniste.

Qui est-il ?

L’antagoniste est l’opposé du héros et pourtant, à certains égards, il est tout aussi important. Provocateur, il va le pousser dans ses retranchements et au moyen de différentes menaces, le faire passer à l’action.

Vous l’aurez compris, sans lui, pas d’alchimie, pas de conflit et donc… pas d’histoire. Mon antagoniste fait partie de moi. Je l’appelle mon « moi-je ».

Dissimulé dans mes faiblesses et surgissant à la moindre occasion pour me tendre des pièges, il souhaite avoir son heure de gloire et conquérir mon territoire, ne serait-ce qu’un instant. Au moyen de ruses savamment organisées, il espère me faire oublier la vraie raison de ma mission, celle à qui je me dois de la transmettre : vous, cher public.

Parfois, il réussit son coup. D’autres fois, je le prends à revers et me tiens prête à le confronter dès qu’il commence à se manifester.

Je me recentre alors sur plusieurs questions :

• Qui est véritablement au cœur de mon récit ?
• Vers qui dois-je diriger mon message, exprimer ma vision ?
• Comment créer ce lien avec mon audience ?

Cela m’aide à ne pas oublier que mon public est ma priorité et qu’il est le point central de mon histoire. Bien entendu et, cela, mon antagoniste le sait parfaitement, je participe également à ce récit, grâce à mon parcours personnel. Pour autant, par le biais de mes expériences et du savoir-faire que je propose, je m’applique à rechercher ce point d’équilibre entre ma vision, mes compétences et les besoins de mes clients.

C’est là tout l’art du storytelling : raconter UNE histoire. Jauger entre parler de soi et impliquer durablement son public.

L’antagoniste, lui, est l’un des archétypes à connaître et à intégrer dans un récit. Comment le héros va-t-il se démarquer et s’en sortir face à lui ? À vous de le découvrir !

Maintenant, dites-moi, quelles forces du mal allez-vous combattre dans votre histoire ?

La compréhension de l’antagoniste, parmi les autres personnages et la notion des archétypes, fait partie des modules dans mon atelier « Écriture & Storytelling ». À vous de jouer !

Je l’avoue, de nombreux « je » furent utilisé dans cet article. Mais je vous le promets, mon antagoniste semble repartir d’où il est venu…

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